Histoire anonyme (July 29, 2009)
« Bon nombre de nos patients consultent des naturopathes pour recevoir des soins de santé alternatifs. À la suite de leur consultation, ils viennent à la pharmacie et me demandent ce que je pense des produits naturopathiques. Pour être en mesure de leur fournir une explication complète, je vérifie toujours les données probantes afin d’être certain que je leur donne les meilleurs conseils possible. Je consulte les méta-analyses des revues systématiques Cochrane qui portent sur ces produits.
Les patients ont pu prendre des décisions éclairées sur leurs soins de santé. Grâce à l’accès à cette information, ils ont le pouvoir de prendre eux-mêmes des décisions plus judicieuses. C’est très important pour moi à titre de professionnel de la santé parce que, ainsi, je n’ai plus à tenter de leur prouver que l’utilisation des données probantes est le moyen le plus sûr de prendre des décisions. Je passe l’information aux patients et c’est à eux de faire un choix.
Par conséquent, les patients sont mieux informés et les pressions sur le système de santé sont moindres. Au lieu de prendre de multiples rendez-vous avec le médecin, les patients peuvent recevoir rapidement l’information dont ils ont besoin, ce qui en fin de compte épargne à tout le monde beaucoup de temps et d’énergie. »
L’histoire de Jason (le 15 juillet 2009)
Jason Murdoch, médecin de famille à Burlington, en Ontario, nous dit quelle utilisation il fait des revues systématiques Cochrane lorsqu’il prend des décisions médicales pour ses patients :
« Il devient de plus en plus difficile de trouver de l’information honnête, fiable et efficace à mettre en œuvre dans ma pratique. Je me fie à La Bibliothèque Cochrane pour me tenir au courant des données probantes les meilleures et les plus objectives sur différents sujets.
En 2007, les compagnies pharmaceutiques ont lancé une campagne intensive en faveur de l’utilisation des inhibiteurs d'acétylcholinestérase dans la prise en charge de la déficience cognitive légère (DCL). Je n’étais pas convaincu de l’efficacité de ce traitement, j’ai donc consulté La Bibliothèque Cochrane. La revue indiquait clairement que, selon toute vraisemblance, le médicament ne serait pas utile – ce que je croyais pour ma part – si bien que, généralement, je ne prescris pas d’inhibiteurs de la cholinestérase pour le traitement de la DCL.
Ayant évité de prescrire des médicaments aux effets indésirables et sans avantage démontré, je suis certain de la sécurité de mes patients. Le moins vaut le plus ! »
L'histoire de Karen (le 8 juillet, 2009)
« Je connais plusieurs personnes – d’un certain âge pour la plupart – qui cherchent à soulager les symptômes des troubles digestifs et respiratoires qui les affligent. Aucune d’entre elles n’est riche et aucune ne veut consommer plus de médicaments qu’elle n’en prend déjà. J’ai lu les comptes rendus d’études et d’essais cliniques sur trois ingrédients faciles à obtenir qui peuvent être pris ensemble sous forme d’infusion pour réduire l’inflammation ainsi que les symptômes des troubles gastro-oesophagiens et ce, sans effets notables sur le cholestérol (ou quoi que ce soit d’autre). Quatre de ces personnes, qui se sont mises à prendre des infusions de curcuma, de gingembre et de miel dans de l’eau chaude, ont constaté une amélioration de leur digestion.
Certes, c’est un goût à apprivoiser, mais ce mélange a l’heur de calmer le tube digestif et il est très économique. Toutefois, afin de convaincre les membres de ma famille et mes amis qu’il leur suffisait de puiser dans leur armoire à épices pour y trouver un remède sûr et peu coûteux, j’ai dû avoir recours aux revues systématiques Cochrane pour donner de la crédibilité à ce conseil parce qu’autrement, il était vraiment trop simple pour qu’ils y ajoutent foi.
Apprendre que d’autres personnes ont pris part à des essais cliniques révélant qu’un simple mélange d’épices a permis de réduire les symptômes du côlon irritable, la toux sèche et le reflux gastro-oesophagien a avivé la curiosité de mes parents et amis et leur désir d’expérimenter eux-mêmes le remède. Ma mère et ma tante prennent maintenant leur infusion quotidienne à titre de prévention contre la toux et les lourdeurs digestives.
Un gramme de prévention vaut un kilo d’intervention dans la prise en charge de ces affections chroniques qui n’ont pas à diminuer la qualité de vie si les symptômes en sont maîtrisés grâce à des ingrédients sûrs et bon marché. Il faut encourager un plus grand nombre de personnes à se soigner par l’alimentation. L’utilisation de La Bibliothèque Cochrane vient étayer la décision d’intégrer à notre régime alimentaire les produits qui aident à soulager les symptômes qu’il faut apaiser. »
L'histoire d'Alison (le 30 juin, 2009)
Les professionnels de la santé comptent sur des recherches rigoureuses pour soutenir la prise de décisions éclairées par les données probantes. Alison Hoens, courtière du savoir en physiothérapie à l’Université de la Colombie-Britannique et auprès de l’Association de physiothérapie de cette province, raconte comment le recours à La Bibliothèque Cochrane est « d’une importance primordiale pour venir à bout du casse-tête que représente la prestation de soins fondés sur les données probantes ».
Je m’en remets à La Bibliothèque Cochrane afin d’encourager la prise de décisions fondées sur les données probantes dans toutes les facettes de mon travail : (1) pour enseigner la physiothérapie aux étudiants et aux cliniciens; (2) pour favoriser l’intégration des données probantes à la pratique clinique; (3) pour éclairer la recherche.
Au chapitre de l’enseignement, j’utilise les revues systématiques Cochrane et en démontre l’utilité pour recenser les données les plus concluantes dans la recherche documentaire. D’autres bases de données comme CINAHL, EMBASE, EBMreviews et MEDLINE/PubMed servent à compléter les données probantes issues des revues Cochrane. Si l’on en croit les pratiques exemplaires en médecine fondée sur les données probantes, les méta-analyses et les revues systématiques sont les sources les plus fiables de données probantes, c’est pourquoi je consulte toujours La Bibliothèque Cochrane avant de chercher les essais cliniques contrôlés et à répartition aléatoire. Qui plus est, la rigueur méthodologique de la Collaboration Cochrane lui confère un respect indéniable. J’incite les cliniciens à avoir recours à La Bibliothèque Cochrane pour obtenir rapidement les meilleurs résumés des données probantes produits à ce jour.
Quant aux normes relatives à la pratique clinique, je me tourne surtout vers les revues Cochrane pour déterminer les données probantes utiles à des interventions physiothérapeutiques particulières. Ces données probantes servent ensuite à orienter la pratique clinique de la centaine de physiothérapeutes qui travaillent dans les six établissements du centre de santé Providence Health Care qui offre des soins actifs, des services de réadaptation et des soins en établissement. Par exemple, de récentes décisions relatives aux pratiques exemplaires dans la prise en charge de l’épaule hémiplégique ont été fondées sur les données probantes issues de La Bibliothèque Cochrane.
Enfin, dans mes travaux de recherche, je me fie aux revues Cochrane pour recenser les principales données probantes qui servent à établir le plan de recherche.
Bref, pour moi qui tente de favoriser l’intégration des données probantes à la pratique des physiothérapeutes, La Bibliothèque Cochrane est une véritable aubaine. Les auteurs des revues se sont déjà acquitté de la tâche ardue que constituent la collecte rigoureuse, l’analyse et le résumé des données probantes les plus concluantes qui soient. La prise de décisions dans le secteur de la santé n’est pas une tâche facile, mais elle serait infiniment plus difficile et moins gratifiante si La Bibliothèque Cochrane n’existait pas.
Histoire anonyme (le 24 juin, 2009)
Les données probantes issues des revues Cochrane peuvent grandement contribuer à l’élaboration de politiques et à la mise en œuvre de nouveaux protocoles favorables à la santé de certains segments de population. L’histoire suivante est celle d’une professeure agrégée d’une université canadienne qui fait aussi office de dentiste consultante auprès de Santé Canada, plus particulièrement auprès de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits :
« Je mettais la dernière main aux protocoles des programmes de prévention dentaire et aux études méthodiques sur les interventions en dentisterie préventive et l’évaluation des risques en vue de préciser quelles sont les meilleures pratiques en soins dentaires, comme le brossage fréquent, les zones à privilégier, le moment d’intervention opportun, les méthodes à employer, etc. Les données des récentes revues systématiques de Marinho et de ses collaborateurs sur la prévention dentaire et leur intégration aux résultats de l’épidémiologie et de l’évaluation des risques dans la population cible – les Premières nations et les Inuits – ont donné plus de poids à mes recommandations. Ainsi, les enfants Inuits et des Premières nations recevront les services qui répondent le mieux à leur besoins et peuvent prévenir ou réduire les maladies buccales au sein de cette population particulièrement vulnérable. Ils tireront un plus grand profit du nouveau protocole, qui vise à réduire les maladies et la douleur. C’est là un aspect crucial pour cette population géographiquement isolée où l’accès aux soins et aux traitements est difficile. L’instauration de nouvelles politiques et de protocoles modifiés est une tâche ardue. Les données probantes ont indubitablement apporté des arguments convaincants et facilité l’élaboration de nouvelles politiques quant aux groupes qui ont besoin de certains services et au moment opportun pour les leur offrir. Ces revues m’ont permis non seulement d’élaborer de nouveaux protocoles, mais aussi de les faire accepter. »
L’histoire de Johanna (le 15 juin, 2009)
La Bibliothèque Cochrane est un excellent point de départ pour les consommateurs qui recherchent les meilleurs soins pour les membres de leur famille, car les données probantes issues des revues Cochrane permettent aux gens de prendre en main leur santé et ont pour effet d’accroître l’efficacité des visites médicales. Voici l’histoire de Johanna. Son utilisation des revues systématiques Cochrane lui a permis d’évaluer les médicaments prescrits aux personnes âgées de sa famille :
« Je consulte les rapports Cochrane pour orienter mes conversations avec des professionnels de la santé au sujet des médicaments prescrits aux personnes âgées de ma famille. La surmédication des aînés constitue un problème d’importance au Canada. Elle a de graves conséquences sur la santé physique et mentale des patients. Elle est aussi très préjudiciable au système de santé. Les admissions à l'hôpital attribuables aux réactions aux médicaments ou à l’interaction médicamenteuse sont très coûteuses, sans parler du coût des médicaments eux-mêmes ! Fonder les discussions avec les médecins sur des données probantes contribue à consolider notre crédibilité lorsque nous remettons en question la nécessité de certaines ordonnances et que nous demandons le retrait de certains médicaments. Je suis convaincue que les personnes âgées dont je prends soin allongent leurs jours et vivent en meilleure santé si elles prennent moins de médicaments. Je peux donc jouir de leur compagnie plus longtemps; elles risquent beaucoup moins de souffrir de confusion mentale et se portent mieux physiquement. »